L'ONUDC soutien les efforts des Etats sahéliens dans la lutte contre les combattants terroristes étrangers

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Le renforcement de la coopération entre les organismes d'application de la loi et la promotion du dialogue et du partage de meilleures pratiques sont des méthodes promues par l'ONUDC pour aider à combattre l'extrémisme violent et le crime organisé. Dans ce contexte et suivant le cadre du Programme Sahel, le Bureau régional de l'ONUDC pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre a organisé un atelier sous régional sur le contrôle aux frontières dans la lutte contre les combattants terroristes étrangers (FTFs) dans les États du Sahel. L'atelier a eu lieu à Dakar, Sénégal, du 26 au 28 juillet 2016.

A l'initiative de l'ONUDC, des représentants du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal et du Tchad se sont réunis avec des représentants de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, d'Interpol, de l'Union européenne, de l'Ambassade du Japon et des experts d'Espagne et du Portugal pour discuter sur lutte contre les combattants terroristes étrangers et les efforts mis en place dans la région. Tout au long de l'atelier, des représentants de police et de renseignements ont échangés leurs expériences, les défis passés et actuels, ainsi que des modalités de meilleures pratiques. La réunion a permis aux participants de présenter les procédures de sécurité de leurs pays respectifs visant à prévenir, contrecarrer et capturer les FTFs opérant dans le Sahel.

Financée par le gouvernement du Japon, cette initiative a permis d'accroître les liens professionnels et personnels entre les représentants de la sécurité, qui ont prévu une collaboration plus étroite pour aborder plus efficacement le crime organisé et l'extrémisme violent dans la région. Il a également été l'occasion pour la Mauritanie et l'Espagne de souligner l'importance de leur coopération en matière de sécurité en présentant leur groupe de travail spécialisé dans la lutte contre la falsification de documents et le trafic des migrants, lesquels facilitent la propagation dans la région de la criminalité organisée et de l'extrémisme violent.

Dans le cadre des résolutions 2178 (2014) et 2199 (2015) du Conseil de sécurité et des efforts mis en place pour soutenir leurs applications dans les pays du Sahel, cet atelier a tenu à promouvoir le dialogue et souligner les principaux défis et les observations faites par les participants souvent en première ligne. Il a été convenu par tous les participants que la vulnérabilité commune posée par la porosité des frontières entre les pays du Sahel est un défi majeur. De même, les priorités ont été mises sur l'amélioration des mécanismes de collaboration et l'augmentation des capacités pour empêcher la progression de FTFs et le crime organisé dans le Sahel.

Ces ateliers font partie des activités organisées par l'ONUDC dans le cadre de son assistance technique et du partage d'experts pour les Etats du Sahel. A travers son Bureau régional pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre (ROSEN), l'ONUDC fournit une assistance technique aux pays de la région dans la lutte contre le terrorisme, spécifiquement en matière pénale. Ces efforts se sont intensifiés depuis 2013, et s'inscrivent désormais dans la contribution de l'ONUDC à la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel (2013-2017). En tant que telles, ces activités visent à soutenir le développement des systèmes de justice pénale accessibles, efficaces et responsables dans les États de la région, tout en renforçant leurs capacités de détection et de contrôle des frontières. Le respect des conventions et protocoles internationaux, ainsi que des principes des Droits de l'homme et de la primauté de l'État de droit est également inclus au sein des activités de l'ONUDC.