L'ONUDC renforce les capacités de lutte contre le trafic d'armes à feu en Mauritanie

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Les récents conflits en Libye (2011) et au Mali (2012) ont conduit à l'émergence d'une série de défis sécuritaires importants pour les États d'Afrique de l'Ouest et du Centre. L'un de ces défis est le trafic d'armes à feu et les conséquences de ce dernier sur les efforts de lutte contre le terrorisme des états de la région.

Dans le cadre de son mandat de fournisseur d'assistance technique aux gouvernements afin de soutenir la mise en œuvre leurs stratégies de sécurité, l'ONUDC a dispensé une formation à 29 agents chargés de l'application de la loi et des services judiciaires sur l'enquête et de la poursuite des infractions relatives aux armes à feu. Cette activité, qui s'est tenue du 7 au 11 novembre 2016 à Nouakchott, en Mauritanie, a été organisée en étroite collaboration avec le Ministère de l'intérieur mauritanien et a été rendue possible grâce à la contribution du Gouvernement japonais.

L'atelier a formé pendant cinq jours des magistrats, des procureurs, des officiers de police judiciaire, des parlementaires ainsi que des représentants d'ONG présentes dans la région, sur des techniques efficaces d'enquête et de poursuite d'affaires criminelles liées aux armes à feu. L'événement a renforcé leurs capacités d'identification et de classification des armes, et leurs connaissances des mesures visant à prévenir le trafic d'armes à feu, de la gestion des scènes de crime, ainsi que des techniques d'enquête et de traçage des armes à feu.

Photo de groupe des participants
Photo de groupe des participants

La formation a également permis de mieux comprendre les principaux instruments juridiques relatifs à la lutte contre la criminalité transnationale organisée, y compris la Convention des Nations Unies sur la criminalité transnationale organisée et son Protocole additionnel sur les armes à feu, auxquels adhère la Mauritanie.

Les participants au cours de la formation
Les participants au cours de la formation

Une attention particulière a été accordée aux possibilités et défis associés à une coopération internationale en matière pénale à la fois au niveau de la police et de la magistrature. Grâce à des séances théoriques et pratiques, la formation a permis aux participants de différents milieux professionnels d'acquérir et d'approfondir leurs connaissances des rôles et responsabilités des différentes autorités de l'appareil national de justice pénale. Ils ont aussi pu partager leurs expériences respectives sur cette question.

Présent aux ateliers, le Secrétaire Général du Ministère de l'Intérieur, M. Baba Ould Boumeiss, a salué le travail derrière ces formations. M. Leonardo Lara, représentant de l'ONUDC, a pour sa part réitéré l'engagement de l'organisation à aider les États dans leurs efforts pour lutter contre la fabrication, la prolifération et le trafic d'armes dans la région et leurs conséquences sur la criminalité transnationale organisée.

Cette formation à Nouakchott fait suite à une série d'autres ateliers de mai 2016 sur l'enquête et la poursuite des infractions pénales, auxquels étaient présents des participants venant du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, du Ghana, du Niger et du Sénégal. Ces activités font partie intégrante de la Contribution de l'ONUDC à la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel (SINUS) et s'inscrivent dans le cadre de son Programme Sahel.