Atelier régional sur les techniques d'enquête financières pour lutter contre le financement du terrorisme au Togo


Comme toutes les régions du monde, l'Afrique de l'Ouest doit faire face à la menace mondiale que représente le terrorisme. Dans la region, plusieurs pays ont été touchés par des attaques, récemment, et les groupes terroristes, comme AQMI, Boko Haram et Al- Mourabitoun, ainsi que d'autres, sont de plus en plus actif. Pour fonctionner, ces groupes sont constamment à la recherche de nouvelles sources de financement, aussi diverses que les enlèvements contre rançon ou de l'utilisation de la charité.

Basé sur le rôle clé joué par les Unités du Renseignement Financier (URF) dans la lutte contre le financement du terrorisme (CFT en anglais), l'ONUDC dans le cadre de son « le Programme mondial de lutte contre le blanchiment d'argent, le produit du crime et le financement du terrorisme », (GPML en anglais) ensemble avec l'Union économique et monétaire ouest-africaine "RECEN -UEMOA" ont organisé conjointement un atelier régional sur les techniques d'enquête financières dans la lutte contre le financement du terrorisme. Cet atelier a eu lieu grâce au soutien des gouvernements du Luxembourg et les États- Unis.

Vingt-quatre représentants de huit pays: Bénin, Burkina Faso, Côte d' Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo, se sont réunis à Lomé, au Togo, entre 16 et 19 Août. Ouvert par le représentant du ministère togolais de l'Economie et des Finances, en présence des représentants des Ministères togolais de la sécurité et de la justice, l'atelier visant à renforcer la capacité des chercheurs et des analystes dans le traitement et le suivi des flux de financement illicites liées au terrorisme, en particulier par la traçabilité de ces flux.

Le groupe de participants après la rencontre
Le groupe de participants après la rencontre

Celui-ci, en mentionnant la Résolution 2253 du Conseil de sécurité sur l'importance de la lutte contre le financement du terrorisme, a salué la coopération du « réseau des Cellules Nationales de Traitement des Informations Financières de l'UEMOA (RECEN-UEMOA), ... [qui] constitue une autre preuve de la volonté des Etats membres de cette zone économique de conjuguer leurs efforts pour l'avènement d'un cadre plus stable concourant à la réalisation d'une vision commune. »

De même a -t-il souligner « notre grande satisfaction à l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime pour son soutien au RECEN-UEMOA ... » dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Durant l'activité, en plus des présentations et des exercices pratiques animés par des experts de l'ONUDC, chaque pays a été invité à partager sa propre expérience dans le suivi des flux financiers illicites, permettant l'échange de meilleures pratiques. La réunion a été aussi l'occasion pour les participants d'approfondir leurs connaissances des instruments internationaux pertinents relatifs à la lutte contre le financement illicite, des méthodologies les plus performantes et modernes de collecte, d'analyse et de traitement de l'information financière liée au terrorisme. Les participants ont également travaillé sur une liste de recommandations à partager à leur retour avec les autorités nationales compétentes, dans le but de lutter contre le financement du terrorisme. Ces recommandations ont souligné la nécessité de mieux identifier les vulnérabilités nationales et d'améliorer la coopération régionale entre les URF.

Les formulaires d'évaluation ont été distribués à la fin de l'atelier et la plupart des participants ont indiqué que, après cet atelier, ils seraient en mesure de faire un meilleur usage des listes de terroristes pour la collecte de renseignements. En outre, un grand nombre de participants ont indiqué qu'ils organiseraient une réunion interne dans leurs unités respectives pour partager les compétences et les connaissances acquises au cours de cet atelier.