La Belgique et l'ONUDC forgent un partenariat avec le Burkina Faso pour renforcer les mesures contre le terrorisme

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Le terrorisme continue de saper la paix et la sécurité, en particulier dans le Sahel, où des groupes terroristes sont actifs. Les attaques au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire, au Mali et au Niger illustrent tragiquement la montée du terrorisme dans la région. Afin de renforcer le système de justice pénale et les capacités des organismes d'application de la loi impliqués dans la lutte contre le terrorisme, l'ONUDC a établi un partenariat étroit avec les autorités burkinabè, notamment dans les domaines de l'enquête, de la poursuite et de l'arbitrage dans des affaires de terrorisme.

En février 2017, l'ONUDC a organisé à Ouagadougou un atelier national de formation à l'intention des agences d'application des lois, de procureurs et de juges. Cet atelier a été organisé grâce au soutien du gouvernement Belge.

Au cours de cet atelier, 31 juges, procureurs, policiers, gendarmes, fonctionnaires des services de renseignement financier et agents des douanes ont partagé leurs expériences en matière d'enquêtes, de poursuites et de jugement de cas de terrorisme, notamment concernant leurs bonnes pratiques.

Les participants, venant de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou, Ouahigouya, se sont également penchés ensemble, en groupes représentants différents services, sur une fausse affaire criminelle conçue pour les amener à s'engager activement et à trouver des solutions ensemble aux problèmes au cœur de l'affaire.

L'un des objectifs de l'atelier était de faire en sorte que les divers organismes de justice pénale chargés des affaires de terrorisme (et de son financement) travaillent mieux ensemble, en favorisant leur compréhension mutuelle.

Jusqu'à présent, et malgré les nombreuses attaques terroristes dans la région, aucune condamnation pour le financement du terrorisme n'a eu lieu dans les pays du Sahel, même si la plupart d'entre eux ont adopté des lois contre le financement du terrorisme qui le rendent une infraction pénale. Ce manque de traitement et d'arbitrage des cas de financement du terrorisme montre qu'il est urgent d'aborder cette question et de soutenir les pays de la région sur la façon de détecter le financement du terrorisme, de recueillir et de gérer les renseignements financiers pour enquêter et poursuivre efficacement le financement des cas de terrorisme.

A travers son Bureau régional pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre (ROSEN), basé à Dakar, et le Bureau de Prévention du terrorisme (TPB), l'ONUDC inscrit cet atelier dans son Programme Sahel, élaboré en tant que Contribution de l'ONUDC à la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel (SINUS). L'ONUDC vise à fournir un appui aux entités du système de justice pénale afin de maintenir le respect de l'Etat de Droit au cœur des mesures de justice pénales contre le terrorisme.