Atelier sur l'enquête financière et recouvrement des avoirs au Niger et au Burkina Faso

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De plus en plus, les autorités nationales doivent combattre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, deux défis interconnectés qui se développent surtout dans la région du Sahel, terreau du terrorisme en Afrique de l'Ouest.

Afin de surmonter ces obstacles, le programme global contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme (GPML), en collaboration avec les organismes mondiaux et régionaux, renforce les cadres législatifs et politiques à travers de l'assistance technique.

Dans ce contexte, l'ONUDC a organisé deux ateliers nationaux sur l'investigation financière et le recouvrement des avoirs, respectivement à Niamey, Niger (28 au 30 novembre 2017) et à Ouagadougou, Burkina Faso (5 au 7 décembre 2017). Ces ateliers visent à renforcer les capacités des autorités judiciaires et d'application de la loi afin de lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Un total de 54 participants, 29 à Niamey et 25 à Ouagadougou, provenant des Cellules Nationales de Traitement des Informations Financières des deux pays (CENTIF), de la police, gendarmerie, douanes, juges et procureurs et autres autorités pertinentes des forces de l'ordre, ont participé à ces ateliers pendant trois jours.

Madame Sanady Tchimaden Hadatan, la présidente de la CENTIF du Niger, a ouvert l'atelier à Niamey, et Madame Marie Béatrice Tassimbedo Tapsoba, présidente de la CENTIF au Burkina Faso a ouvert l'atelier à Ouagadougou. La CENTIF dans les deux pays a soutenu l'organisation des ateliers et exprimé sa gratitude à l'égard de l'ONUDC pour cette assistance technique continue permettant le renforcement des forces de l'ordre et des autorités judiciaires.

Le groupe des participants à Niamey, au Niger
Le groupe des participants à Niamey, au Niger

Des formateurs nationaux ont donné les formations, à l'aide de Monsieur Kodjo Attisso, le conseiller régional de l'ONUDC en termes de blanchiment d'argent et contre financement du terrorisme en Afrique de l'ouest. Les sessions de formation intégraient des sessions pratiques sur différents sujets pertinents, y compris les enquêtes financières techniques, la coopération internationale, les mécanismes de recouvrement des avoirs et les produits du crime.

Les sessions étaient faites en fonction des besoins du Niger et du Burkina en termes de blanchiment d'argent et contre financement du terrorisme, et ont insisté sur les méthodes d'identification et calcul des revenus illégaux. Les participants ont apprécié la pertinence de l'exercice qui permettait une application efficace des compétences acquises durant la formation. Ils ont aussi reconnu l'expertise et la pédagogie des formateurs nationaux.

Au cours des dernières années, GPML a donné plusieurs activités d'assistance technique au Niger et au Burkina afin de renforcer les capacités nationales pour combattre efficacement le blanchiment d'argent le financement du terrorisme. Grâce au soutien des Etats Unis, quatre ateliers ont été organisés dans chaque pays, en novembre 2016 au Niger et mars-avril 2017 au Burkina, afin de former un groupe de formateurs nationaux en termes de LBA/CFT et d'enquête financière

 Le groupe des participants à Ouagadougou, au Burkina Faso
Le groupe des participants à Ouagadougou, au Burkina Faso

A la fin du programme, 12 formateurs au Niger et 10 au Burkina Faso ont été identifiés et certifiés en LBA/CFT et investigation financière. Ces derniers étaient les formateurs nationaux (7 au Niger et 4 au Burkina Faso) qui ont donné les formations durant les deux ateliers sur l'investigation financière et le recouvrement des avoirs.

Grâce au soutien du gouvernement du Luxembourg, les entités assujetties (banques, micro finance, assurances, trafiquants de pierres précieuses, notaires, immobilier etc.) au Niger au Burkina ont été formés et sensibilisés à leur rôle crucial dans la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

Toutes ces activités de formation ont été délivrées dans le cadre du Programme Sahel de l'ONUDC, qui constitue la contribution de l'ONUDC à la stratégie intégrée pour le Sahel des Nations Unies, lancée par le conseil de sécurité en 2012 en réponse aux conflits en Libye (2011) et au Mali (2012).