Les autorités maliennes saisissent un kilo de cocaïne à l'aéroport de Bamako

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L'équipe aéroportuaire conjointe chargée des interceptions (CAAT) de Bamako a récemment saisi un kilogramme de cocaïne sur un passager venant d'Amérique Latine, en coopération étroite avec l'Office Central des Stupéfiants (OCS) Malien. Le suspect avait ingéré plus de 60 boulettes de cocaïne avant d'embarquer. Cette saisie a été facilitée par une collaboration efficace entre les autorités aéroportuaires d'Amérique du Sud et d'Afrique de l'Ouest, et s'inscrit dans le cadre du Project de communication aéroportuaire (AIRCOP) de l'ONUDC.

AIRCOP fournit une formation approfondie aux unités composées de représentants de la police, des douanes, de l'immigration, ainsi que de la gendarmerie et des autorités aéroportuaires, afin d'améliorer la coopération en temps réel et l'échange d'informations opérationnelles entre différents aéroports internationaux.

Une partie de la cocaïne saisie par les autorités Maliennes
Une partie de la cocaïne saisie par les autorités Maliennes

La CAAT de Bamako a déjà effectué des saisies de cocaïne en provenance d'Amérique Latine et continue d'entretenir de bons niveaux de coopération avec l'OCS Malien. L'OCS a également été en mesure, au début du mois de Février 2017, de saisir plus de 80 boulettes de cocaïne (soit 1,6 kilogrammes, ayant une valeur de 48 millions de FCFA) et plus d'une tonne de médicaments contrefaits, grâce aux connaissances acquises lors de formations dispensées par l'ONUDC.

Le projet AIRCOPP est financé par l'Union européenne, cofinancé par le Japon et la Norvège, et réunit les efforts de l'Organisation mondiale des douanes (OMD), d'INTERPOL et de l'ONUDC. La coopération entre les autorités africaines est, par ailleurs, également renforcée par le Programme de contrôle des conteneurs de l'ONUDC et de l'OMD, lancé en 2003, qui a permis aux autorités des États participants de saisir plus de 36 tonnes de cocaïne et 26 tonnes de cannabis au cours de ces dix dernières années.

Ces unités spécialisées de contrôle frontalier, désormais présentes aux aéroports internationaux du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ainsi que dans le port sec de Bamako, vont prochainement être liées à l'architecture sécuritaire du G5 Sahel. Cette organisation regroupant le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad a été établie en 2014 afin de promouvoir, entre autres, la coopération en matière de sécurité parmi les (et au sein des) cinq pays de la zone sahélienne.

Le Programme Sahel de l'ONUDC a forgé un partenariat étroit avec le G5 Sahel afin de garantir l'appropriation régionale des initiatives de l'ONUDC, et soutenir les efforts de renforcement des capacités de la chaîne pénale dans la région.