Saisie de cocaïne par les autorités aéroportuaires maliennes

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Le 25 décembre 2016, la Cellule Aéroportuaire anti-trafic (CAAT) du Mali a saisi 900 grammes de cocaïne, en provenance d'Amérique Latine. Ce chargement empruntait donc la 'route de la cocaïne' (de l'Amérique du Sud vers l'Europe en passant par l'Afrique de l'Ouest). Le Programme de communication aéroportuaire (AIRCOP) a été créé précisément afin de lutter contre la prolifération de ce type de réseaux.

Cette saisie s'est produite suite à des saisies plus importantes datant d'octobre et novembre 2016, réalisées à l'aéroport de Niamey, sur différents vols. Ainsi, plus de 9 kilogrammes d'or (en lingots), 500 000 euros et 37 000 USD ont été saisis en l'espace d'un mois par les membres de la CAAT Nigérienne.

AIRCOP possède une expertise unique en matière de contrôles aux frontières aériennes et fourni une formation approfondie aux unités composées de représentants de la police, des douanes, de l'immigration, ainsi que de la gendarmerie et des autorités aéroportuaires. Renforcer la coopération en temps réel et l'échange d'informations opérationnelles entre les aéroports internationaux d'Afrique est au cœur du projet AIRCOP. Depuis leur création, les CAAT ont réussi à lutter contre le trafic de drogue, comme ici au Mali (aéroport de Bamako) depuis la fin de l'année 2014 mais également au Niger (aéroport de Niamey) depuis juin 2015.

La Cellule aéroportuaire anti-trafic (CAAT) de Bamako où les drogues ont été saisies
La Cellule aéroportuaire anti-trafic (CAAT) de Bamako où les drogues ont été saisies

Ce projet est financé par l'Union européenne, cofinancé par le Japon et la Norvège, et réunit les efforts de l'Organisation mondiale des douanes (OMD), d'INTERPOL et de l'ONUDC. La coopération entre les autorités africaines est, par ailleurs, également renforcée par le Programme de contrôle des conteneurs de l'ONUDC et de l'OMD, lancé en 2003, et ayant permis aux autorités des États participants de saisir plus de 36 tonnes de cocaïne et 26 tonnes de cannabis au cours de ces 10 dernières années.

Ces unités spécialisées de contrôle frontalier, désormais présentes aux aéroports internationaux du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ainsi que dans le port sec de Bamako, vont prochainement être liées à l'architecture sécuritaire du G5 Sahel. Cette organisation regroupant le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad a été établie en 2014 afin de promouvoir, parmi d'autres, la coopération en matière de sécurité parmi les (et au sein des) cinq pays de la zone sahélienne.

Le Programme Sahel de l'ONUDC a forgé un partenariat étroit avec le G5 Sahel afin de garantir l'appropriation régionale des initiatives de l'ONUDC, et soutenir les efforts de renforcement des capacités de la chaîne pénale dans la région.