Le Mali évalue sa législation nationale de lutte contre la corruption

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La corruption est un fléau qui prend diverses formes et qui freine le développement d'un pays. Les Nations Unies ont mis en place une Convention contre la corruption (CNUCC), dont l'ONUDC est gardienne, afin de lutter efficacement contre la corruption. Celle-ci incite les Etats signataires à procéder à une auto-évaluation permettant de déterminer si les lois du pays sont en ligne avec les principes évoqués par la Convention. Si le Mali a ratifié la CNUCC le 18 avril 2008, son auto-évaluation, retardée en raison de conflits armés, a eu lieu lors d'un atelier soutenu techniquement et financièrement par l'ONUDC qui s'est tenu du 28 au 31 juillet 2015.

Lors de la séance d'ouverture de l'atelier, le 28 juillet 2015, une soixantaine de personnes étaient présentes. Parmi celle-ci se trouvaient Mme la Ministre du Travail Diarra Raky Talla et M. le Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme Mahamadou Diarra. Ce dernier a insisté dans son discours sur l'importance de l'atelier d'auto-évaluation pour le Mali. Il a également souligné le rôle important de chaque participant dans le bon déroulement de l'atelier. Ceux-ci provenaient tant des diverses institutions du pays (Ministère de la Justice ainsi que des Finances, Procureur, Cour Suprême, Cour des Comptes, et Bureau du vérificateur général) que de la société civile (journalistes, membres d'organisations non-gouvernementales).

Experts de l'ONUDC et participants à l'atelier
Experts de l'ONUDC et participants à l'atelier

A l'issu de l'atelier, et grâce à l'appui de l'ONUDC, les retards légaux du Mali en matière de corruption ont pu être identifiés et vont pouvoir être comblés plus efficacement et rapidement pour le bénéfice de tous. Cet atelier a pu être réalisé grâce à l'appui financier de la Norvège.