L'ONUDC soutient l'élaboration du nouveau plan d'action national de lutte contre la traite des personnes (2018-2022) au Mali

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Le Mali s'est engagé depuis 2010 à éradiquer le phénomène de traite des personnes à travers plusieurs initiatives notamment l'adoption d'un décret en 2011 portant création du Comité national de coordination de la lutte contre la traite des personnes et les pratiques assimilées; d'une loi de juillet 2012 relative à la lutte contre la traite des personnes et des pratiques assimilées, et enfin à travers la mise en œuvre d'un plan d'action triennal (2015-2017).

Au terme de ce plan triennal, le Mali a jugé nécessaire de capitaliser sur ses acquis et de poursuivre la dynamique engagée en élaborant un plan quinquennal (2018-2022).

Un atelier de finalisation et de validation de ce nouveau plan d'action national de lutte contre la traite des personnes (2018-2022) s'est donc tenu à Sikasso, au Mali, du 25 au 29 juin 2018. Ce nouveau plan, adapté aux réalités maliennes, a été rédigé et adopté à la fin de l'atelier par le Comité national de coordination de lutte contre la traite des personnes et des pratiques assimilées, avec le soutien de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) et l'Organisation Internationale pour les Migration (OIM).

Photo de groupe des participants
Photo de groupe des participants

Il s'articule autour de quatre axes stratégiques en lien avec les standards internationaux de lutte contre la traite des personnes : la prévention de la traite, la promotion du respect et de l'application de la loi, à tous les niveaux de la chaîne pénale, la protection et l'assistance des victimes de traite, et la promotion de la coordination et de la coopération en matière de lutte contre la traite des personnes.

Après la validation du plan d'action national, le Comité national de coordination de lutte contre la traite des personnes et des pratiques s'est engagé vers la création d'une agence autonome de lutte contre la traite des personnes, appliquant ainsi les recommandations de la CEDEAO et les exemples donnés par des pays comme le Niger.

Mme Sandrine Gbialy Bigorra, consultante internationale pour l'ONUDC, durant l'atelier
Mme Sandrine Gbialy Bigorra, consultante internationale pour l'ONUDC, durant l'atelier

« Il est prévu que le comité devienne une agence Nationale de lutte contre la traite des personnes, sans comité interministériel. Tout doit être fait pour éviter que deux structures gèrent les questions relatives à la traite des personnes et viennent entraver l'efficacité de nos actions », a souligné M. Boubacar Touré, représentant le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux et Président du Comité.


La recommandation portant création de cette agence a été adoptée en session plénière par les membres du Comité national de coordination de lutte contre la traite des personnes et des pratiques assimilées et aura pour nom « Agence nationale de lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants - ANTP/TIM ». Les modalités de fonctionnement de l'agence seront définies par un décret, tandis qu'une nouvelle loi relative à la lutte contre la traite des personnes, en cours d'élaboration, prévoira un article concernant sa création.


Cette activité a été organisée par le Comité national de coordination de lutte contre la traite des personnes et des pratiques assimilées, l'ONUDC et l'OIM, grâce au soutien financier des Etats-Unis, du Mali, des Pays-Bas, et de l'Union Européenne. Elle contribue à la Stratégie régionale de l'ONUDC contre la traite des êtres humains et le trafic illicite de migrants (2015-2020) et s'inscrit dans le cadre stratégique du Programme régional de l'ONUDC pour l'Afrique de l'Ouest (2016-2020).