Consommation et trafic de drogues au Sénégal: renforcement de la surveillance et du traitement

English

Drug use, trafficking, production and cultivation of illicit substances affect most countries in the world, posing public health, development and security problems both in industrialized and developing countries. According to a 2012 UNODC assessment report, Senegal faces major drug-related problems, mainly caused by high use of cannabis, crack-cocaine and to a lesser extent heroin, triggering negative health and social consequences.

Effective national responses to these problems include law enforcement efforts to stop or reduce production and trafficking of illicit drugs (supply reduction), along with approaches to prevent drug use and dependence, and to establish programmes for the treatment and care of users (demand reduction).

In the framework of the Joint UNODC/WHO Programme on Drug Dependence Treatment and Care (PDDTC), UNODC and WHO support the relevant authorities and institutions in Senegal to develop two key activities: (1) the increased availability and accessibility of evidence-based drug dependence treatment and care services and (2) the development of a National Drug Observatory (NOD).

Along these lines, the "Centre de Prise en charge Intégrée des Addictions de Dakar" (CEPIAD) was recently inaugurated in the framework of the UNODC contribution to support drug dependence treatment service development and evidence-based service delivery. UNODC resources added to funding from other partners to create a functional setting in which drug dependence treatment services can be delivered. The new specialized integrated center on drug addiction treatment opened formally at the University Hospital of Dakar on December 1st 2014, and delivers the first methadone maintenance programme in West Africa.

 Le "Centre de Prise en charge Intégrée des Addictions de Dakar" (CEPIAD), inauguré le 1 Décembre 2014
Le "Centre de Prise en charge Intégrée des Addictions de Dakar" (CEPIAD), inauguré le 1 Décembre 2014

En outre, du 24 au 28 Novembre 2014, l'ONUDC et l' Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont organisé un atelier de formation sur l'Observatoire national sur la lutte contre les drogues au Sénégal. L'événement a eu lieu à Saly-Mbour (Sénégal) quelques jours avant l'inauguration du CEPIAD, réunissant environ 25 experts nationaux sur la collecte de données sur la drogue à partir de différentes structures.

L'atelier de cinq jours a été facilité par un expert international dans l'établissement d'observatoires sur la lutte contre les drogues, tandis que le soutien technique a été fourni par des experts de l'OMS à Genève et du Siège de l'ONUDC. Les participants qui ont assisté à la formation incluent des agents d'application de la loi et des centres de traitement ainsi que des experts impliqués dans la réduction de la demande de drogues. Ces experts, qui ont partagé leurs expériences respectives suite aux exposés, sont chargés de fournir des informations nationales sur les drogues à travers la collecte de données, de collation, d'outils de gestion et de rapports nationaux.

Les principales réalisations de l'atelier comprennent l'élaboration d'un indicateur de traitement de la demande (ITD) et d'autres outils standard de collecte de données (tableaux/questionnaires); la création de bases de données pour les indicateurs de santé et d'application des lois; l'élaboration d'un manuel pour la collecte des données, la saisie, la transmission et l'analyse pour le ITD; des formations d'équipe sur les indicateurs; la création d'une carte de toutes les sources statistiques disponibles, y compris les enquêtes et les études qualitatives; l'identification des institutions nationales; et la collecte des informations pertinentes sur les aspects juridiques concernant l'observatoire sur la lutte contre les drogues.

L'offre de drogue illicite, son utilisation et la dépendance qui en découle sont des phénomènes qui se développent de façon dynamique. Pour obtenir et évaluer des preuves, des politiques et des actions informées, les pays doivent mettre en œuvre des mécanismes visant à surveiller régulièrement l'étendue, les caractéristiques et tendances de l'offre et la demande de drogue, ainsi que les réponses nationales appropriées. Les parties aux Conventions internationales relatives au contrôle des drogues sont tenues de rendre compte régulièrement de leurs chiffres nationaux de consommation de drogues, ainsi que sur les interventions connexes visant à réduire l'offre et la demande de drogues. Les observatoires nationaux peuvent fournir des informations comparables de qualité aux réseaux d'information régionaux et internationaux, à condition qu'elles soient collectées suivant des indicateurs et mécanismes de rapport convenus.

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